L’évaluation de la dépendance aux tabacs et autres produits dérivés permet de trouver le traitement approprié. À cet effet, il existe de nombreux outils de mesure crédibles et homologués par les organismes habilités. Ainsi, il est possible de recourir à l’autotest de dépendances ou à un autodiagnostic psychiatrique.

L’autotest de dépendance au tabac et produits dérivés

L’outil le plus utilisé pour évaluer sa dépendance au tabac est le test de Fagerström. Il s’agit d’un autotest qui se décline en de questions simples. Sa mise en œuvre est toutefois limitée par certains facteurs.

Le déroulement de l’autotest

Au cours d’une évaluation de la dépendance au tabac par le test de Fagerström, le patient doit se poser certaines questions. Ainsi, il peut se demander : « Au bout de combien de temps après mon réveil est-ce que je fume ma première cigarette ? ». La réponse à fournir doit être dans l’une des fourchettes suivantes :

  • dans les 5 minutes,
  • entre 6 et 30 minutes,
  • entre 31 à 60 minutes,
  • au-delà d’1 heure.

Une autre question permettant de contrôler sa propre addiction au tabac est « Est-ce qu’il m’est difficile de m’abstenir de fumer dans des endroits où il est prohibé de le faire ? ». Cette interrogation étant fermée, sa réponse peut être oui ou non.

En outre, vous devez également vous demander au cours de l’autotest : « A quelle cigarette il vous est difficile de résister ? » Est-ce le premier de la journée ou n’importe quelle autre ? La réponse à l’ensemble de ces interrogations permet de vérifier le degré de dépendance de chaque consommateur.

Les limites de l’autotest de dépendance au tabac

Les outils de mesure de la dépendance au tabac par autotest présentent quelques insuffisances. En effet, certaines questions ne permettent pas de mesurer le niveau réel de dépendance du sujet. Il en est par exemple ainsi lorsque le fumeur doit préciser le type de cigarette qu’il fume.

Aussi, d’autres questions d’autotest ne sont pas valides chez les consommateurs peu dépendants du tabac. Ils constituent pourtant une frange importante dans la société des fumeurs. Cette situation fausse les statistiques de l’autotest de dépendance.

Le recours à l’autodiagnostic psychiatrique

L’autodiagnostic psychiatrique permet aussi de déceler la présence d’un syndrome de dépendance chez un sujet fumeur. Pour ce faire, sept symptômes de dépendance édictés par le DSM-IV sont à prendre en compte. Cités pêle-mêle, ils sont relatifs :

  • à la persistance de la prise de la substance en dépit de ses effets nocifs sur la santé
  • à la négligence et à la renonciation aux activités de la vie courante
  • au manque de retenue après la prise de la substance
  • à l’accroissement du temps consacré à la prise ou à la recherche de la substance
  • au recul du niveau de tolérance
  • à l’apparition des syndromes de sevrage après l’arrêt de la consommation et
  • aux essais non réussis d’arrêt de la prise du tabac ou de la cigarette.

En cas de manifestation d’au moins 3 de ces symptômes sur une période continue d’une année, le sujet peut se considérer comme dépendant.

En somme, vous pouvez auto évaluer votre dépendance par test en répondant à quelques questionsCette méthode présente cependant quelques insuffisances. Le recours à l’autodiagnostic est recommandé en raison de son efficacité.