La consommation de cannabis est toujours illégale en France. Toutefois, celle de ces dérivés connaît encore un traitement ambigu.

En effet, les principaux dérivés du cannabis (le CBD et le THC) ont des traitements différents.

Qu’est-ce que le CBD ? Est-il possible de s’en procurer légalement en France ?

Qu’est-ce que le CBD ?

Le cannabidiol, encore connu sous le sigle CBD, n’est pas à confondre avec le cannabis. En effet, le CBD est l’une des substances dérivées du chanvre. Il n’a pas de propriété psychoactive, contrairement à l’une de ses cousines, dérivée du chanvre toujours, le THC.

De par cette différence, le cannabidiol est légal sous certaines formes en France. A contrario, le TCH et le cannabis brut ne sont pas encore autorisés dans la législation française.

Ainsi, le cannabis traditionnellement connu possède toujours une forte teneur en tétrahydrocannabidiol (THC) qui est toujours considéré comme un stupéfiant. Considéré comme tel, le THC et le cannabis brut qui le contient sont encore illégaux dans de nombreux pays, dont la France.

En revanche, le CBD, traité de sorte à avoir moins de 0,2 % de THC, est autorisé.

L’achat du CBD est-il légal en France ?

Il faut préciser que la législation française est assez floue sur ce point. En effet, il n’existe concrètement aucune disposition qui dit clairement que l’achat et la vente de CBD sont légaux ou pas. Le CBD est généralement vendu sous forme d’e-liquide pour cigarette électronique, ou sous forme d’huiles et de pâtes. L’achat et la consommation du CBD sous ces formes ne sont pas répréhensibles.

Donc, en conclusion, la législation française interdit rigoureusement le THC, mais reste muette concernant le CBD. Ce silence n’entraîne pourtant pas la répression de la vente et de la consommation du CBD.

La législation autour du CBD est-elle suffisante ?

Bien qu’il n’y ait pas de répression légale contre l’achat et la consommation de CBD en France, il y a beaucoup à faire dans ce domaine.

En effet, le flou juridique persistant, cela constitue une brèche dans tout le dispositif entourant la préparation, le conditionnement et la mise en vente du CBD. Cette brèche pourra, plus tard, causer des problèmes de santé publique.

Ainsi, le CBD sous forme d’e-liquide est présent et commercialisé avec un taux de THC dépassant le seuil de seuil de 0,2 % autorisé. Les résines ou herbes à fumer de CBD ne sont pas encore réglementées, alors qu’ils peuvent avoir un taux de THC atteignant 15 %.

En France, il n’est réellement autorisé que l’utilisation des graines et des fibres, laissant planer un flou complet sur l’huile et la pâte de CBD. Cela ne permet pas de jouir des vertus de cette substance sans porter préjudice aux poumons.

Enfin, le CBD est classé parmi les compléments alimentaires ; ce qui ne lui permet pas d’être considéré comme un médicament. De ce fait, il est impossible de soumettre ce produit à une publicité éclairée à l’endroit de patients et autres utilisateurs.

Il est donc important de clarifier véritablement la situation avec une législation sans ambigüité dans ce domaine qui touche la santé publique.